Quarante ans de schisme. L’Église du Christianisme Céleste, née d’une révélation africaine et devenue internationale, s’est morcelée après la mort de son fondateur Samuel Oshoffa en 1985. Deux pôles rivaux, Porto-Novo et Imèko, plusieurs obédiences, des querelles de succession qui ont duré jusqu’à aujourd’hui.
Patrice Talon est entré dans ce dossier en février 2025. Non plus comme chef d’État, mais comme médiateur. Il a reçu au Palais de la Marina les dignitaires de l’Église venus du Bénin, du Nigeria et de la Côte d’Ivoire. Un an plus tard, le Conseil supérieur de transition remettait son rapport : Constitution unifiée, règlement intérieur, harmonisation de la liturgie. En juin 2026, un Conseil de mise en œuvre de 34 membres était installé.
L’ancien président ne s’est pas arrêté aux cérémonies. Le 23 juillet, il rencontrait le Révérend Pasteur Bennett Adeogun. Le 29 août, il était à Saint-Ouen-sur-Seine pour échanger avec la diaspora. Il y a affirmé être « chrétien et céleste de cœur », justifiant son engagement par son ancienne fonction et par la fierté de voir une Église africaine rayonner.
Le chantier avance : un diocèse unique au Bénin, un pèlerinage de la Nativité réorganisé, une gouvernance transitoire en place. Mais l’unité reste fragile. Des résistances persistent, notamment dans la diaspora où certains craignent de perdre prérogatives et ressources. La réunification exige désormais autre chose qu’une simple réconciliation, une reconstruction institutionnelle et spirituelle. Et c’est un ancien président de la République qui s’y emploie, dans un rôle inédit : réconcilier une famille religieuse après avoir dirigé un État. Le 29 Aout 2026 à paris les responsables de l’église disait à haute voix: « Talon est venu nous réévangéliser. »
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