Le Conseil des ministres du 2 septembre 2026 envoie deux signaux clairs : faire monter les femmes en responsabilité et renforcer la protection sociale. Côté parité, une vague de nominations féminines marque la magistrature. Eudoxie Akakpo et Edith Zodehougan Batcho entrent comme conseillères respectivement aux cours d’appel de Cotonou et d’Abomey. Augustine Blanche Adonon est nommée présidente du tribunal d’Ouidah. Astrid Deguenon et Edwige Aklou-Tangni accèdent aux fonctions de juge et de procureure à Allada. Akuwa Soglohou devient présidente du tribunal de Pobè, et Mahougnon Catherine Mitokpe, juge du pôle des mineurs à Parakou. La liste, longue, dessine une orientation volontariste.
Côté social, les 30 milliards FCFA pour l’éducation ne sont qu’une facette du dispositif. Le gouvernement exonère 5 000 élèves handicapés de leurs frais de scolarité, met à disposition des aides techniques pour 1 000 personnes handicapées par an et double à 400 millions FCFA la dotation pour l’entrepreneuriat des personnes en situation de handicap. Dans le monde rural, une phase pilote du Programme de productivité agricole et de protection sociale couvre 2 000 producteurs de maïs sur environ 3 000 hectares, avec assurance maladie et mécanisme de retraite. Enfin, 35 centres intégrés économiques, sociaux et numériques seront construits dans 26 communes, et 12 localités rurales seront électrifiées hors réseau.
De la justice à la ruralité, le gouvernement parie sur une double dynamique : plus de femmes dans les décisions, plus de filets pour les populations.
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