Ils sont 15 800 à arpenter les 77 communes du Bénin. Vaccination, suivi des femmes enceintes, alertes sanitaires, éducation à la prévention : les relais communautaires sont le maillon invisible et pourtant indispensable de la santé publique béninoise . Mais à Djidja, dans le Zou, la machine s’est grippée. Le sit-in prévu ce mercredi 2 septembre devant l’hôtel de ville a été annulé in extremis parce que les garanties de paiement auraient été obtenues. Les documents pour le versement des arriérés seraient prêts, en attente de la seule signature du préfet, actuellement en déplacement.

Le problème n’est pas nouveau. À Za-Kpota, la situation est similaire : six mois d’impayés, promesses non tenues, absence de moyens de déplacement. Les relais s’y disent abandonnés. À Bohicon, sur six mois de dette, quatre auraient été réglés la semaine dernière, selon nos sources. De quoi calmer momentanément les esprits, sans régler le fond du problème.

Les primes sont bloquées depuis plusieurs mois . Six mois sans salaire pour des hommes et des femmes qui sillonnent les villages à vélo, parfois à pied, pour rapprocher les soins des populations. Le sit-in de Djidja est suspendu, mais pas levé. Si la signature du préfet tarde, ou si les fonds ne suivent pas, la grogne pourrait reprendre de plus belle.

Loading

Partager

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *