À quelques semaines de la rentrée scolaire, l’état de certaines voies continue de préoccuper les habitants de Parakou. Dans le 1er arrondissement, la liaison entre Albarika et Kpérou-Guéra reste particulièrement sensible. Dégradée depuis plusieurs années, cette voie devient davantage difficile à pratiquer pendant la saison des pluies, compliquant les déplacements des élèves, des parents, des conducteurs de taxi-motos et des autres usagers.

Le relief et les eaux de ruissellement aggravent la situation. Lorsqu’il pleut, la circulation sur cet axe devient plus pénible, avec des zones difficiles à franchir. Des difficultés déjà documentées par le passé, notamment en période pluvieuse, lorsque les voies de plusieurs quartiers de Parakou se dégradent rapidement.

Pour les riverains, l’enjeu est d’autant plus important que la rentrée scolaire approche. Les élèves qui empruntent quotidiennement cette liaison devront composer avec les mêmes difficultés si les conditions ne s’améliorent pas. Ferdinand Fandy, riverain, appelle ainsi les autorités à intervenir rapidement afin d’améliorer les conditions de circulation et de sécuriser les déplacements.

Mais cette situation intervient alors qu’un projet d’envergure est justement annoncé pour cet axe.

Le 2 juillet 2026, la deuxième phase du Programme d’assainissement pluvial des villes secondaires (PAPVS) a été officiellement lancée à Parakou. Financé notamment par la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), ce programme de plus de 14 milliards de francs CFA concerne plusieurs quartiers, dont Kpérou-Guéra et Albarika. Il prévoit notamment des collecteurs d’eaux pluviales et plusieurs kilomètres de voiries.

La voie reliant Albarika à Kpérou-Guéra figure précisément parmi les infrastructures destinées à être aménagées. Selon les informations communiquées par les services techniques de la mairie, cette rue d’environ 2,6 kilomètres doit être entièrement bitumée, avec des ouvrages d’assainissement et de franchissement destinés à mieux maîtriser les eaux de pluie. L’éclairage public et des aménagements paysagers sont également prévus.

Le chantier doit donc apporter une réponse durable à un problème qui ne date pas d’aujourd’hui. Le PAPVS vise d’ailleurs plus largement à améliorer la résilience de Parakou face aux inondations et à renforcer la mobilité urbaine.

En attendant l’achèvement de ces travaux, les riverains restent confrontés aux réalités du terrain. Et avec la rentrée scolaire qui approche, leur préoccupation est simple : pouvoir circuler sans que chaque pluie transforme le trajet vers l’école ou le travail en parcours d’obstacles.

Entre les promesses d’aménagement et les difficultés quotidiennes, l’attente des populations d’Albarika et de Kpérou-Guéra est désormais celle d’une réalisation concrète. La future voie devra surtout résister à ce qui constitue aujourd’hui son principal ennemi : les eaux de pluie.

Loading

Partager

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *