À l’occasion de la deuxième édition de la Foire des initiatives en santé sexuelle et reproductive et de lutte contre les violences basées sur le genre et les violences gynécologiques et obstétricales (SSR/VBGO), organisée le 10 octobre 2026 au Lycée des jeunes filles Toffa 1er à Porto-Novo par la Fondation Reine Hangbé, Annick Nonohou Agani a mis son expertise au service de la sensibilisation et de la protection des femmes et des filles. Invitée officiellement par la Fondation, la sage-femme, juriste-chercheure et présidente de l’Association des Soignants Amis des Patients (ASAP) a porté plusieurs initiatives axées sur la prévention des violences et la promotion de pratiques sanitaires respectueuses de la dignité humaine.

La sage-femme, juriste et chercheuse Annick NONOHOU AGANI et les membres de la délégation de l’Association des Soignants Amis des Patients ont mis en exergue l’initiative ARTIVISME ASAPIEN et ont sensibilisé les participants sur les stratégies de RIPOSTE aux VBG INSIDIEUSES faites aux femmes et aux filles. Ils ont animé une agora sur la menstruation sans violence, une séance de parajuridisme communautaire sur la prévention et l’élimination des violences culturelles, spirituelles et religieuses, une éducation juridique sur la riposte aux violences gynécologiques et obstétricales et la promotion de l’accouchement sans violence. Des thérapies obstétricales alternatives humanistes ont aussi été présentées.

L’agora de la menstruation sans violence au cœur de la sensibilisation

Parmi les actions conduites par l’ASAP, l’Agora « Menstruation sans violence » a constitué un espace privilégié d’échanges avec les filles. Cette initiative a permis d’aborder les difficultés liées à l’hygiène menstruelle et les violences susceptibles d’affecter les adolescentes dans leur environnement familial, social et scolaire. Pour Annick Nonohou Agani, cette activité figure parmi les acquis majeurs de sa participation. « La deuxième édition de la foire des initiatives sur les SSR/VBGO nous a permis de véritablement sensibiliser les filles à travers l’Agora de la menstruation sans violence », a-t-elle déclaré, satisfaite de l’intérêt manifesté par les participantes.

Des initiatives complémentaires contre les violences

L’intervention de l’ASAP ne s’est pas limitée à la santé menstruelle. L’association a également présenté ses actions en matière d’éducation juridique, de para-juridisme communautaire, de riposte aux violences gynécologiques et obstétricales, ainsi que de promotion de l’accouchement sans violence et de vulgarisation des thérapies obstétricales alternatives. Ces approches visent à mieux faire connaître les droits des femmes et des filles, tout en encourageant des pratiques de soins conformes aux exigences de respect, de sécurité et de dignité. « C’est vrai, nous avons parlé un peu de riposte aux VGO, des thérapies alternatives et d’autres types de violences insidieuses », a précisé la présidente de l’ASAP.

Un intérêt qui ouvre des perspectives de formation

Au-delà de la sensibilisation immédiate, la participation à la foire a favorisé des contacts susceptibles de prolonger l’action sur le terrain. Annick Nonohou Agani souligne notamment l’intérêt de filles dont les parents sont sages-femmes. Certaines l’ont mise en relation avec des professionnelles de santé qui souhaitent bénéficier de formations spécifiques. « Cet espace nous a permis non seulement de sensibiliser nos cibles directes, mais aussi de toucher des filles qui ont des parents sages-femmes. Tellement elles ont été intéressées qu’elles m’ont mise en contact avec certaines sages-femmes qui m’ont demandé de programmer des formations à leur endroit », a-t-elle expliqué. Cette demande constitue une perspective concrète pour renforcer les compétences des professionnelles et promouvoir de meilleures pratiques en milieu sanitaire.

Un plaidoyer pour intégrer l’accouchement sans violence à la formation initiale

La prévention durable des violences gynécologiques et obstétricales doit également passer par la formation initiale des personnels de santé. C’est pour ça que les participants ont demandé à la sage-femme juriste-chercheure de porter un plaidoyer officiel auprès de l’État afin que les futurs professionnels disposent des connaissances nécessaires à une prise en charge respectueuse des femmes. « Il faut faire ce plaidoyer officiel pour que l’État puisse déjà, au niveau de la formation initiale, donner tout ce qu’il faut comme information sur la pratique de l’accouchement sans violence et sur la riposte aux violences afférentes à la mauvaise gestion de l’hygiène menstruelle », a-t-elle rapporté, appelant les sages-femmes à exercer leur métier dans le respect des règles internationales.

Reconnaissante envers la Fondation Reine Hangbé pour cette opportunité de mobilisation et de mise en réseau, Annick Nonohou Agani a salué l’initiative et réaffirmé la disponibilité de l’ASAP à contribuer aux prochaines éditions. « Je voudrais vraiment remercier la présidente de la Fondation Reine Hangbé qui nous a invités et qui nous a permis d’être en contact avec ces cibles. Succès pour les futures éditions et nous sommes toujours là, engagés à vous accompagner », a-t-elle conclu.

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