Une semaine après son installation officielle, le Sénat du Bénin franchit ce jeudi 6 août 2026 une nouvelle étape de son fonctionnement avec l’élection de son premier président. Ce scrutin, très attendu par la classe politique et l’opinion publique, intervient après la validation par la Cour constitutionnelle du règlement intérieur de la nouvelle institution.

Créé à la faveur de la révision constitutionnelle de novembre 2025, le Sénat entre ainsi dans sa phase opérationnelle avec la mise en place de son bureau, composé d’un président, d’un vice-président et d’un rapporteur. Conformément au règlement intérieur adopté le 30 juillet dernier, les postes de président et de vice-président sont exclusivement réservés aux membres de droit de l’institution.

Cette disposition réduit considérablement le cercle des prétendants. Parmi eux figurent notamment les anciens chefs d’État Nicéphore Soglo, Boni Yayi et Patrice Talon, ainsi que les anciens présidents d’institutions remplissant les conditions prévues par les textes.

Depuis plusieurs jours, les spéculations se multiplient autour du nom de celui qui dirigera la deuxième chambre du Parlement béninois. Si aucun candidat ne s’est officiellement déclaré, de nombreux observateurs estiment que le président sortant, Patrice Talon, apparaît comme l’un des favoris. Architecte de la réforme constitutionnelle ayant conduit à la création du Sénat, il est régulièrement cité parmi les personnalités susceptibles d’en assurer la présidence.

Ces hypothèses alimentent les débats sur un éventuel retour de Patrice Talon au premier plan de la vie institutionnelle après la fin de son mandat présidentiel. Les partisans de cette thèse voient dans la présidence du Sénat une fonction stratégique susceptible de lui permettre de continuer à peser sur les grandes orientations de l’État. Jusqu’à présent, l’intéressé n’a toutefois jamais manifesté publiquement son intention de briguer cette responsabilité.

Le verdict des urnes est attendu dans la journée de ce jeudi. Il permettra de connaître celui qui aura la responsabilité de conduire le Sénat béninois durant les cinq prochaines années et de poser les premiers jalons de cette institution inédite dans l’histoire politique récente du pays.

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