À la veille de la cérémonie du huitième jour de deuil, l’émotion demeure vive autour de la disparition de Fariath Alaza Orou Barè, épouse du ministre conseiller Rachidi Gbadamassi. Entre recueillement familial, hommages politiques et solidarité nationale, le deuil continue de mobiliser au-delà du cercle privé.
Figure à la fois discrète et influente, la défunte laisse le souvenir d’une femme engagée, tout à la fois pilier familial et actrice déterminante de l’entourage politique de son époux. Par cette disparition, c’est une trajectoire de complicité, de fidélité et de combats partagés qui s’interrompt pour l’ancien maire de Parakou.

Visiblement éprouvé, Rachidi GBADAMASSI a confié avec une vive émotion : « c’est une partie de moi qui est partie ». Une déclaration brève, mais d’une intensité rare, qui traduit la profondeur du lien qui unissait les deux époux.
Fariath Alaza Orou Barè : une figure de conviction et de constance
Mère dévouée, confidente et partenaire de parcours, Fariath Alaza Orou Barè aura marqué son itinéraire par une loyauté exemplaire et une présence constante dans les moments décisifs de la vie de son époux. Elle accompagna notamment ce dernier dans les périodes les plus éprouvantes de sa trajectoire politique, y compris lors de ses démêlés judiciaires survenus vers les débuts de sa carrière politique. Elle les affronta avec dignité, retenue et fidélité.
Elle n’était point seulement une épouse attentive. Elle incarnait une femme de conviction, une combattante silencieuse, un repère essentiel. Son engagement aux côtés de son époux, dans l’ombre mais avec constance, demeure profondément ancré dans les mémoires. Elle représentait cette force silencieuse qui soutient sans s’imposer, mais sans laquelle l’édifice vacille.

L’hommage appuyé du Bloc Républicain
Dans un communiqué officiel signé du président du parti, Abdoulaye Bio Tchané, le Bloc Républicain (BR) a rendu un hommage solennel à la défunte. Le document souligne que Fariath Alaza Orou Barè, « membre fondatrice et militante intrépide du Bloc Républicain » fut une figure marquante de l’engagement politique féminin à Parakou et dans la 8ᵉ circonscription électorale.
Le communiqué précise qu’elle laisse le souvenir « d’une femme de conviction de loyauté et de combat ». Ce témoignage émanant de la principale formation politique du pays atteste de l’empreinte durable qu’elle a laissée dans l’architecture militante du parti depuis sa création.
Dans l’intimité du pouvoir : une présence essentielle
Au-delà de la dimension politique, les témoignages convergent pour décrire la défunte comme bien davantage qu’une épouse. Elle fut, selon les mots d’un proche, « une épaule sur laquelle Rachidi Gbadamassi repose ses peines et ses joies ». Dotée d’une intelligence émotionnelle et d’une grande finesse d’écoute, elle savait apaiser, conseiller et orienter sans jamais s’imposer.
Elle savait se tenir en retrait lorsque nécessaire, mais aussi prendre le devant avec justesse lorsque les circonstances l’exigeaient. Elle incarnait cette présence à la fois discrète et structurante, qui confère équilibre et stabilité à l’action publique.

Une classe politique mobilisée dans l’épreuve
Depuis l’annonce du décès, un important mouvement de solidarité, à la fois politique, religieux et socio-culturel, s’est organisé autour du ministre conseiller. Plusieurs personnalités ont tenu à marquer leur soutien, parmi lesquelles Barthélémy Kassa, premier vice-président de l’Assemblée nationale, Alassane Seidou, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Assimiou Adambi, premier adjoint au maire de Parakou, ainsi que Ayindé Yaya, conseiller spécial de Rachid Gbadamassi et figure de la diaspora, ou encore Anziz Boussari, opérateur économique ayant écourté son séjour en Europe pour revenir soutenir un grand homme en deuil.
À leurs côtés, des autorités religieuses, notamment des imams, ainsi que des têtes couronnées, ont également exprimé leur compassion et leur proximité avec la famille éplorée. Cette mobilisation témoigne de l’estime dont bénéficie le couple dans les sphères politiques et sociales.
Une épreuve personnelle dans un contexte délicat
Il apparaît que Rachidi Gbadamassi, récemment sorti d’une période de convalescence, affronte cette épreuve dans une fragilité particulière. La disparition de celle qui constituait son principal soutien moral et affectif vient profondément bouleverser son équilibre personnel.
Néanmoins, l’élan de solidarité dont il bénéficie depuis le 17 avril constitue un appui moral significatif dans cette période de douleur.


Vers le 8ᵉ jour : entre recueillement et héritage
En attendant la cérémonie du 8ᵉ jour, prévue pour se tenir le samedi 25 avril 2026 à la mosquée centrale de Yéboubéri (Mosquée de l’Imam Wakayia), Rachidi Gbadamassi demeure résolu à préserver l’héritage moral et le capital politique laissés par son épouse, lesquels s’articulent autour de valeurs cardinales que sont le courage, la constance et la loyauté en toutes circonstances.
Cette étape, annoncée comme un moment de forte intensité émotionnelle et à laquelle sont conviés amis, membres des différentes familles, têtes couronnées, autorités religieuses ainsi que responsables politico-administratifs, s’inscrit dans un climat de recueillement profond.
A.K.
![]()

