Une œuvre qui réveille les consciences et bouscule les silences

Bohicon a accueilli, ce samedi 25 avril 2026, le lancement officiel de l’ouvrage Chronique du fils de la lumière de Marc Valère Vèdo Goubali. Dans une atmosphère à la fois solennelle et vibrante, personnalités politiques, administratives, scientifiques et littéraires se sont réunies pour célébrer une œuvre qui dépasse le simple cadre narratif pour s’imposer comme un miroir tendu à la société.

Dès les premiers instants, le livre s’est dévoilé comme une parole qui dérange autant qu’elle éclaire, une écriture qui caresse et secoue à la fois. C’est cette tension entre beauté et vérité que la présentatrice de l’ouvrage, Méliane Ayidoté, a su capter avec finesse :

« Il y a des œuvres qui divertissent, mais d’autres, telles des oracles impérieux, arrachent les consciences à leur torpeur. Chronique du fils de la lumière s’inscrit résolument dans cette lignée qui éveille. Une œuvre qui interpelle, qui secoue, qui élève sans jamais renoncer à sa grâce lyrique. »

Au-delà de l’émotion esthétique, l’ouvrage s’impose aussi comme un acte de transmission. Il porte en lui cette exigence rare, celle de raconter pour guider, de dire pour éclairer. Une dimension que la maison d’édition L’Harmattan Bénin, par la voix de son Directeur général Cephes Akplogan, a mise en lumière :

« Nous remercions l’auteur pour la confiance et lui transmettons les félicitations de l’équipe de Paris pour cet essai à la fois symbolique et éclairant. Aujourd’hui, ceux qui ont vécu doivent prendre la plume pour tracer le chemin, éclairer ceux qui souffrent en silence et porter cette solidarité dont notre monde a besoin. »

Mais avant d’être un livre publié, Chronique du fils de la lumière fut d’abord un pari, presque une audace, celle d’un homme de sciences qui ose franchir le seuil de la littérature. Une métamorphose intellectuelle que le préfacier Appolinaire Agbazahou raconte comme une surprise devenue évidence :

« Quand il m’a dit qu’il allait écrire, j’ai cru à une blague. Je suis rigoureux et je ne préface pas n’importe quoi, il le sait. Mais en parcourant son tapuscrit, j’ai été captif de l’aventure et de la lecture. »

À mesure que les pages se tournent, le livre dérange, provoque, expose. Il ne laisse pas indemne. Il force à regarder là où l’on détourne souvent les yeux. Cette capacité à “mettre le doigt sur la plaie” a particulièrement marqué l’honorable Mama Sanni, représentant Luc Atrokpo :

« J’étais choqué au départ, puis j’ai compris que l’auteur met le doigt sur la plaie. Il a osé faire ce que beaucoup n’osent pas. Félicitations à toi, cher frère Valère. »

Et pourtant, derrière cette lucidité parfois brutale, se cache une fierté plus douce, celle d’un fils qui, à travers sa plume, éclaire sa terre. Bohicon n’est pas seulement un décor, elle devient une source, une matrice. Une reconnaissance que le maire Ferdinand Bokossa a exprimée avec émotion :

« Lorsqu’un témoignage comme celui du professeur Agbazahou est rendu, il n’y a plus à polémiquer. Il faut valider. Merci à toi, Valère, d’avoir porté la lumière sur Bohicon. »

Dans cette œuvre, il y a aussi la rencontre des mondes. Celui de la rigueur scientifique et celui de la sensibilité littéraire. Une fusion rare qui donne au texte sa densité et sa singularité. L’ambassadeur Gildas Agonkan y voit le signe d’un accomplissement :

« Valère est un homme de sciences devenu écrivain. Avec une préface d’une telle sommité et le soutien des doyens comme Lazare Sehouéto, nous ne pouvons que lui dire merci et félicitations. »

Enfin, comme pour sceller cette naissance littéraire, la parole a quitté les sphères intellectuelles pour rejoindre celle des traditions. Dans une bénédiction empreinte de sagesse, Dah Guedou a ouvert l’horizon de l’auteur :

« Ce livre t’ouvrira beaucoup de portes. Tu en écriras d’autres encore plus percutants. Longévité à toi et que la grâce accompagne ton chemin. »

Une lumière désormais en marche

Avec Chronique du fils de la lumière, Marc Valère Vèdo Goubali signe une entrée remarquée dans l’univers littéraire. Entre mémoire intime, critique sociale et souffle d’espérance, l’œuvre s’impose comme une parole libre, assumée et profondément humaine.

À Bohicon, ce samedi, non seulement un livre a été lancé mais une lumière a été allumée entre plusieurs générations. Et désormais, cette lumière est en marche.

Aristide KANOUSSOU

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