Trois jours après le puissant séisme qui a frappé l’ouest de la Colombie, le pays reste sous le choc. Alors que le bilan humain continue de s’alourdir, les équipes de secours poursuivent leurs recherches dans les décombres, nourrissant l’espoir de retrouver des survivants. Le tremblement de terre, d’une magnitude de 7,4, a fait au moins 265 morts, près de 500 disparus et plus de 3 770 blessés, selon le dernier bilan rapporté mercredi 12 août. Plus de 9 550 logements ont également été détruits ou endommagés.
À Cali, Pereira et dans plusieurs autres localités de l’ouest colombien, les secouristes travaillent désormais contre la montre. Militaires, pompiers, équipes spécialisées et chiens de recherche inspectent les ruines à la recherche du moindre signe de vie. Le temps presse, mais les opérations se poursuivent malgré les risques liés aux bâtiments fragilisés et aux nombreuses répliques enregistrées depuis le séisme. Dans ce paysage de désolation, quelques sauvetages entretiennent l’espoir. À Pereira, une femme de 32 ans a notamment été retrouvée vivante après avoir passé plus de 35 heures sous les décombres d’un immeuble. Son extraction a nécessité une longue opération menée avec une extrême précaution afin de la dégager sans provoquer un nouvel effondrement.
Ces rescapés rappellent aux équipes de secours pourquoi chaque minute compte. Même si les chances de retrouver des personnes vivantes s’amenuisent avec le temps, les sauveteurs continuent de fouiller les ruines dans plusieurs zones sinistrées. Les autorités colombiennes ont maintenu la mobilisation des équipes spécialisées pendant cette phase critique des recherches. La catastrophe frappe particulièrement les villes de Cali et de Pereira, mais les difficultés sont également majeures dans des zones plus isolées du département du Chocó, proche de l’épicentre. L’accès à certaines communautés reste compliqué, faisant craindre que l’ampleur réelle des dégâts soit encore sous-estimée dans les secteurs les plus difficiles d’accès.
Face à l’ampleur du désastre, le gouvernement du président Abelardo de la Espriella a annoncé la mise en place d’un fonds d’urgence destiné à financer la reconstruction des logements, des hôpitaux, des écoles et des infrastructures détruites. Le chef de l’État, arrivé au pouvoir seulement quelques jours avant le séisme, fait ainsi face à sa première grande crise nationale. La solidarité internationale commence également à s’organiser. Des équipes étrangères sont venues renforcer les opérations colombiennes, tandis que des aides sont mobilisées pour répondre aux besoins des populations sinistrées. Mais au-delà de l’urgence des secours, le pays devra désormais affronter un vaste chantier de reconstruction.
Le séisme perturbe également l’activité économique dans l’ouest du pays. Les dégâts causés aux infrastructures compliquent notamment l’acheminement de marchandises et ont contraint certains exportateurs de café à réorienter temporairement leurs cargaisons vers les ports de la façade caraïbe. Pour l’heure, l’urgence reste la recherche des disparus. Dans les villes meurtries, des familles attendent encore des nouvelles de leurs proches tandis que les équipes de secours poursuivent leurs recherches dans les décombres. Trois jours après le séisme, la Colombie est partagée entre le deuil provoqué par un bilan qui s’alourdit et l’espoir, toujours vivace, de retrouver d’autres survivants.
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