Chronique du fils de la lumière, une vision du pouvoir entre éthique et engagement
À Bohicon, le lancement de Chronique du Fils de la Lumière le samedi 25 avril 2026 n’a pas seulement été un événement littéraire. Il a pris les allures d’un moment de vérité. Celui où une œuvre rencontre son époque, et où un auteur, Marc Valère Vèdo GOUBALI, assume pleinement la portée de sa parole.
Dès les premières interventions, le ton était donné. Loin d’un simple exercice d’écriture, le livre s’impose comme une interpellation directe, une invitation à sortir des conforts intellectuels. Comme l’a si justement formulé la présentatrice Méliane Ayidoté :
« Il y a des œuvres qui divertissent, mais d’autres, telles des oracles impérieux, arrachent les consciences à leur torpeur… Une œuvre qui interpelle, qui secoue, qui élève. »
Une lecture confirmée par L’Harmattan Bénin, dont le directeur littéraire, Stephens Akplogan, a salué une plume engagée :
« Ceux qui ont vécu doivent prendre la plume pour tracer le chemin, éclairer ceux qui souffrent en silence… »

Mais c’est surtout la parole de l’auteur qui est venue donner toute sa densité à l’événement. Dans une intervention à la fois posée et incisive, Marc Valère Vèdo GOUBALI a levé le voile sur la motivation profonde de son œuvre :
« Ce qui m’a motivé, c’est le combat pour la justice sociale… le développement du Bénin et de l’Afrique. »
Et dans une phrase appelée à marquer durablement les esprits, il a tracé une ligne éthique claire :
« Gouverner, ce n’est pas s’octroyer des avantages. Ceux qui viennent au pouvoir pour cela ont déjà échoué. »
Une déclaration forte, qui fait de Chronique du Fils de la Lumière bien plus qu’un livre mais un bréviaire pour tous ceux qui aspirent à exercer des responsabilités publiques. L’auteur y développe une vision exigeante du pouvoir, fondée sur la mission, le service et la responsabilité.

Dans cette œuvre, rien n’est éludé. Amour, politique, citoyenneté, terrorisme, condition des femmes, dérives de la jeunesse, culte de la facilité ou encore arnaques numériques, tout y passe, avec une écriture qui refuse la complaisance. Comme l’illustre cet extrait marquant :
« La jeunesse est tombée amoureuse du miroir… On a remplacé les ateliers par des tutoriels de fraude. »
Ou encore cette dénonciation sans détour des violences idéologiques :
« Cette guerre est un crime contre la pensée… La foi est baume et non épée. »
Face à cette parole frontale, les réactions n’ont pas tardé. Apollinaire AGBAZAHOU, préfacier de l’ouvrage, a reconnu avoir été surpris avant d’être conquis :
« Quand il m’a dit qu’il allait écrire, j’ai cru à une blague… mais en parcourant le manuscrit, j’ai été captif. »
Même tonalité chez l’honorable Mama Sanni représentant l’honorable Luc Atrokpo à la cérémonie :
« J’étais choqué au départ… puis j’ai compris que l’auteur met le doigt sur la plaie. »

Au-delà des témoignages, c’est une lecture plus profonde de l’œuvre qui s’est imposée. La présentatrice a ainsi décrit le livre comme « une voix lucide, courageuse et nécessaire », portée par un homme dont le parcours incarne la compétence au service de l’intérêt général. Pour elle, nous ne sommes pas face à un simple écrivain, mais face à « une conscience qui parle ».
Cette conscience s’exprime aussi dans la structure même du livre. Entre ombre et lumière, chaos et renaissance, l’ouvrage met en scène une tension permanente. Le titre lui-même, Chronique du Fils de la Lumière, devient une clé de lecture, celle d’un combat intérieur et collectif, celle d’un héritage de vérité et d’espoir dans un monde en quête de repères.

Cette dimension n’a pas échappé à Elysé Nansi, représentant du président de l’Assemblée nationale :
« Au-delà du scientifique, Valère est un littéraire hors pair… Il montre que la jeunesse doit s’inscrire dans une vision politique sérieuse et engagée. »
À travers ces regards croisés, une évidence s’impose, Chronique du Fils de la Lumière dépasse le cadre littéraire pour devenir un outil de réflexion, un texte d’engagement et un appel à la responsabilité.
Avec cette œuvre, Marc Valère Vèdo GOUBALI a posé une parole qui dérange, qui éclaire et qui oblige.
D.R.
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