À Londres, l’équipe nationale béninoise de tennis de table a vécu une expérience intense au Championnat du monde par équipes, marquée par des confrontations de haut niveau face au Pérou, à l’Argentine et à la Roumanie. Malgré l’élimination, les joueurs assurent avoir tiré de précieux enseignements de cette compétition internationale.

En effet, le Bénin a pris part à ce Championnat du monde par équipes, lancé le 28 avril dernier dans la capitale britannique. Une aventure sportive relevée, au cours de laquelle les Guépards de la petite balle ont croisé le fer avec des adversaires de taille, notamment le Pérou, l’Argentine et la Roumanie.

La délégation béninoise était composée, chez les hommes, de Abdel-Kader Salifou, Farouk Salifou, Geoffroy Badokonon et Amir Atanda Adou, tandis que l’équipe féminine, les Amazones, était représentée par Ziadath Akadiri, Lyntia Agueh, Stecy Amadji et Madinath Yessoufou.

Interrogé sur le parcours de la sélection béninoise, Geoffroy Badokonon, joueur de l’équipe nationale, a dressé un bilan lucide mais combatif de la participation du Bénin. Il a d’abord indiqué que la première rencontre face au Pérou avait été particulièrement disputée. « Nous avons rencontré le Pérou, un match très dur, qui s’est soldé par un score de 3 à 2 », a-t-il fait savoir.

Les Béninois ont ensuite affronté l’Argentine, une sélection mieux classée sur le plan international et réputée pour son professionnalisme. À ce sujet, le joueur a précisé : « L’Argentine est une équipe très bien classée au niveau international, avec un statut professionnel. Nous avons fait de notre mieux, mais le score final est de 3-0. »

Face à la Roumanie, autre nation bien installée dans le paysage mondial du tennis de table, les Béninois ont tenté de défendre les couleurs nationales avec détermination. Geoffroy Badokonon a expliqué : « La Roumanie est également une nation très bien classée. Nous nous sommes préparés avec des stratégies pour les affronter, mais malheureusement, nous avons été éliminés de la course. »

Au-delà du résultat sportif, le pongiste béninois a surtout voulu mettre en lumière les conditions de progression des grandes nations de la discipline. À l’en croire, les écarts observés sur le terrain s’expliquent aussi par l’accès à des stages de haut niveau à l’étranger. « Sur le terrain, nous avons cherché à comprendre comment les autres équipes atteignent ce niveau. Nous avons constaté qu’elles bénéficient de stages professionnels à l’étranger, parfois d’un à trois mois, pour se perfectionner », a-t-il expliqué.

Il a ensuite souligné que cette dynamique fait encore défaut au Bénin, ce qui limite la progression des athlètes. « Chez nous, nous nous entraînons localement sans souvent avoir l’opportunité d’aller tester notre niveau à l’extérieur. Ce n’est qu’à l’occasion des compétitions internationales que nous découvrons ces réalités, ce qui complique les choses pour les joueurs », a-t-il ajouté.

Dans son plaidoyer, Geoffroy Badokonon a appelé le ministère des Sports à intensifier son accompagnement en faveur de la Fédération béninoise de tennis de table. « Il est important que la Fédération béninoise de tennis de table puisse bénéficier de plus de soutien pour organiser des stages professionnels à l’étranger, afin d’élever le niveau des joueurs », a-t-il plaidé.

Le joueur n’a toutefois pas manqué de saluer les efforts déjà consentis par les autorités et les acteurs du tennis de table béninois. « Nous remercions le ministère des Sports pour son accompagnement, ainsi que le gouvernement du Président Patrice Talon pour les efforts déjà fournis en faveur des équipes nationales, mais également le Président de la Fédération béninoise de tennis de table, Francis Dossou, pour son engagement constant aux côtés des joueurs », a-t-il conclu.

Cette participation au Mondial de Londres, malgré l’élimination, apparaît ainsi comme une étape d’apprentissage pour le Bénin. De l’expérience accumulée, en passant par la prise de conscience des écarts de niveau pour déboucher sur un appel à un meilleur encadrement, Geoffroy Badokonon a surtout ouvert le débat sur les moyens à mettre en œuvre pour hisser durablement le tennis de table béninois au niveau des grandes nations.

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