Dans une interview exclusive accordée à CLIC TV, le ministre conseiller Rachidi GBADAMASSI, en charge de la défense et sécurité, de la décentralisation et de la gouvernance locale, puis de l’intérieur et de la sécurité publique s’est exprimé sur l’actualité politique nationale, avec un regard appuyé sur le projet de société présenté le 21 mars 2026 par le candidat Romuald WADAGNI.

Dès l’entame de son intervention, l’autorité politico-administrative a tenu à situer sa posture, en déclarant : « L’homme propose, Dieu dispose. Je salue avec humilité le projet de société du candidat WADAGNI. Un projet cohérent et convaincant », a-t-il affirmé, donnant ainsi le ton de son appréciation.

Dans la même dynamique, il a salué la structuration de la vision portée par le candidat : « Je salue la vision structurée et cohérente du jeune et dynamique ministre », a-t-il poursuivi, avant de mettre en lumière les priorités sécuritaires.

Développant son analyse, il a précisé que sur la question sécuritaire le candidat WADAGNI a « développé sa vision en trois axes : la modernisation des forces de défense et de sécurité, le renforcement du maillage territorial via les polices municipales, et l’implication de la jeunesse ».

Allant plus loin dans son argumentaire, il a insisté sur la portée stratégique de cette approche : « La sécurité ne repose plus uniquement sur la capacité militaire, mais sur une combinaison intelligente de technologie, de proximité opérationnelle et de résilience sociétale », a-t-il analysé, avant de conclure sur la nécessité d’anticipation : « Le meilleur niveau de sécurité, c’est la sécurité préventive. Il faut anticiper. »

Abordant ensuite la question du bilan du président Patrice TALON, Rachidi GBADAMASSI a affiché une position sans équivoque. « Je n’aime pas trop parler du bilan du Président TALON parce que le bilan est là, visible et lisible. Les aveugles ont vu, les sourds ont entendu », a-t-il déclaré, avant d’illustrer : « Le président Patrice TALON a réalisé ce qu’aucun régime n’a fait depuis 1960. TALON, c’est 3000 kilomètres de routes en dix ans contre 2000 kilomètres depuis 1960. »

Dans la foulée, il a tenu à lever toute ambiguïté : « Le président TALON a déjà tracé la voie du développement. Ce n’est pas un handicap, c’est une voie royale pour atteindre les objectifs », a-t-il soutenu.

Se projetant sur l’avenir, il a exprimé sa confiance : « Le Bénin sous la direction de WADAGNI fera école, non seulement dans la sous-région, mais dans le monde entier », a-t-il estimé, tout en saluant une vision territoriale ambitieuse : « Je salue sa vision de diviser le Bénin en six pôles de développement. Cela va sortir nos régions de l’ornière. »

Mais au-delà de l’analyse, le ministre conseiller a surtout profité de cette tribune pour formuler plusieurs plaidoyers en faveur du développement équilibré du pays, avec un accent particulier sur le septentrion.

Ainsi, s’adressant directement au candidat, il a lancé : « Je plaide auprès du candidat WADAGNI pour la promotion et l’épanouissement de la jeunesse béninoise. La jeunesse est prête, son heure a sonné », a-t-il insisté.

Dans la même veine, il a mis en avant des priorités infrastructurelles : « Je plaide pour la réalisation de la route Parakou–Kika–Kabo jusqu’à la frontière nigériane, ainsi que la route Parakou–Pèrèrè–Nikki », a-t-il indiqué, évoquant des attentes fortes des populations.

Poursuivant ses doléances, il a également insisté sur les équipements structurants : « Parakou, vitrine du septentrion, doit disposer d’un centre de spectacle digne de ce nom, il faut construire l’hôtel de ville », a-t-il plaidé, avant d’ajouter la nécessité d’un meilleur cadre urbain : « L’assainissement de la ville et la création d’industries pourvoyeuses d’emplois sont indispensables. »

Il n’a pas manqué d’évoquer l’importance des projets sanitaires, en saluant notamment : « Le projet de Centre Hospitalier International de Parakou, qui profitera non seulement aux Béninois mais aussi à toute la sous-région. ». Il renseigne à ce niveau que « c’est une première depuis 1960 et Parakou doit saisir cette opportunité en allant voter le 12 avril. ».

Dans une dimension plus politique et symbolique, il a également formulé un appel appuyé à la continuité du leadership : « Je prends le Président Patrice TALON comme parrain du développement de la partie septentrionale. Nous avons encore besoin de lui pour nous orienter », a-t-il déclaré.

Dans la continuité de ses plaidoyers, Rachidi GBADAMASSI a lancé un appel à la mobilisation générale : « Je demande aux imams, aux confessions religieuses, aux femmes des marchés et aux étudiants de se lever comme un seul homme pour soutenir la candidature de WADAGNI », a-t-il exhorté.

Évoquant la stratégie électorale, il a annoncé un changement d’approche : « Cette fois-ci, nous allons changer de stratégie de campagne pour atteindre un taux de participation de 70 à 80 % », a-t-il confié.

Enfin, concluant son intervention sur une note de conviction, il a réaffirmé son engagement politique : « J’assume le bilan du Président Patrice TALON. C’est un bilan élogieux », avant de sceller son soutien : « WADAGNI est l’homme de son temps, l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. »

A.K.

Loading

Partager

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *