Depuis plus d’un quart de siècle, Annick Nonohou Agani s’impose comme une figure emblématique de la santé maternelle et de la défense des droits humains en Afrique. Sage-femme d’État, juriste et activiste, elle allie expertise médicale et juridique pour transformer les pratiques obstétricales et promouvoir l’humanisation des soins. Son combat, loin de se limiter aux maternités béninoises, s’inscrit dans une perspective continentale.

Un engagement historique pour les droits des patients et la riposte aux violences obstétricales

Pionnière de l’humanisation des soins, Annick Nonohou Agani a été à l’avant-garde de la charte des droits et devoirs des patients. Elle a également piloté la riposte contre les violences gynécologiques et obstétricales, sensibilisant les acteurs de la santé et la société civile à la nécessité d’un cadre légal protecteur.

Son rôle dépasse le simple plaidoyer; Elle a été personne ressource et rapporteur du présidium lors de l’atelier de co-construction et de pré-validation de la charte des droits et devoirs des professionnels de santé, tenu à Grand-Popo. Cette expérience lui a permis de façonner concrètement les standards de bonnes pratiques dans les maternités béninoises, tout en renforçant l’adhésion des professionnels à ces nouvelles règles.

Un plaidoyer renforcé en période électorale

À l’approche de l’élection présidentielle du 12 avril 2026, Annick Nonohou Agani réaffirme son engagement pour l’“accouchement sans violence” et interpelle directement les candidat.e.s à la magistrature suprême :

« Candidat.e.s à l’élection présidentielle, engagez-vous à valoriser les expériences professionnelles novatrices des sages-femmes, leaders inspirantes. »
« Candidat.e.s à l’élection présidentielle, engagez-vous à riposter spécifiquement contre les violences gynécologiques et obstétricales. »
« Candidat.e.s à l’élection présidentielle, engagez-vous à promouvoir l’accouchement sans violence au Bénin. »

Au-delà des politiques, elle plaide également pour la valorisation de la corporation des sages-femmes, pour leur autonomisation, la sécurisation de leurs pratiques professionnelles, et pour l’équipement des maternités en outils d’humanisation et en matériel permettant l’accouchement en position libre. Son ambition ultime est que l’accouchement sans violence devienne une réalité effective dans toute l’Afrique subsaharienne, et pas uniquement au Bénin.

Des résultats concrets après des années de militantisme

Si Annick Nonohou Agani a commencé son activisme il y a plus de 25 ans, c’est en 2025 que certains résultats majeurs se sont consolidés :

L’institutionnalisation des droits et devoirs des patients par l’Autorité de Régulation de la Santé (ARS)
La riposte contre les violences gynécologiques et obstétricales dans tous les départements du Bénin, financée par Amnesty International

Ces succès renforcent aujourd’hui son engagement pour un accouchement sans violence, désormais au centre de son action.

Un combat dans un contexte complexe

Le parcours d’Annick Nonohou Agani n’a pas été sans défis. Elle lutte contre les violences faites aux sages-femmes, notamment le mobbing, et affronte un patriarcat médical profondément enraciné. Elle milite dans des contextes parfois hostiles, mais sa détermination à protéger les patientes et les professionnelles de santé reste intacte.

Un modèle d’inspiration pour l’Afrique

En alliant expertise juridique, savoir-faire médical et leadership social, Annick Nonohou Agani illustre ce que signifie être une sage-femme audacieuse et influente. Son action démontre que la santé maternelle ne se limite pas aux soins techniques, elle est indissociable de droits humains, d’éthique professionnelle et de leadership féminin.

Aujourd’hui, alors que le Bénin se prépare à un rendez-vous électoral crucial, son message est clair, la protection des femmes et l’humanisation des soins doivent être au cœur des engagements des futurs dirigeants.

H.I

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