La police tunisienne a arrêté Ayachi HAMMAMI, figure de l’opposition, pour faire appliquer une peine de cinq ans de prison pour complot contre la sûreté de l’État. La décision fait suite à un jugement condamnant plusieurs responsables politiques et civils. Des organisations internationales de défense des droits humains ont exprimé leurs préoccupations quant à la portée de ces mesures.

Ayachi HAMMAMI, figure de premier plan de l’opposition tunisienne

La police tunisienne a arrêté mardi Ayachi HAMMAMI à son domicile afin de faire exécuter une peine de cinq ans de prison, infligée pour complot contre la sûreté de l’État, selon sa famille. HAMMAMI, ancien ministre des Droits de l’homme en 2020, fait partie de plusieurs dirigeants de l’opposition condamnés récemment par une cour d’appel à des peines allant jusqu’à 45 ans.

Dans une vidéo publiée par sa famille, HAMMAMI a déclaré : « J’ai passé des années à me battre pour la démocratie, la liberté et les droits. Je vais transformer ma cellule en un nouveau front de lutte » et a annoncé son intention d’entamer une grève de la faim.

La semaine dernière, d’autres figures de l’opposition, comme Chaima ISSA et Najib CHEBBI, ont été arrêtées ou condamnées dans le cadre de la même affaire, impliquant 40 personnes au total. Vingt d’entre elles ont été condamnées par contumace après avoir quitté le pays.

Les autorités tunisiennes affirment que les personnes inculpées ont cherché à déstabiliser le pays et à renverser le président Kais SAIED. Le président a déclaré qu’aucun citoyen n’est au-dessus des lois, quels que soient sa position ou son nom.

Des organisations telles qu’Amnesty International et Human Rights Watch ont qualifié ces peines de « signe de répression accrue » contre les critiques du régime depuis l’acquisition de pouvoirs élargis par SAIED en 2021.

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