Ce 18 février 2026, une coïncidence rare marque le calendrier religieux au Bénin. Le Ramadan pour la communauté musulmane et le Carême pour les chrétiens débutent simultanément. Deux périodes de jeûne et de recueillement qui occupent une place centrale dans la vie spirituelle des fidèles, mais qui ont également un impact considérable sur le quotidien économique des familles.
La conséquence immédiate se fait sentir sur les marchés du pays, où la demande pour les fruits, légumes et autres produits spécifiques à ces périodes atteint des niveaux record. Selon les commerçants interrogés dans plusieurs grandes villes, certains fruits ont vu leurs prix doubler, voire tripler depuis le début de la semaine, obligeant de nombreux consommateurs à revoir leur budget.
« Les prix montent chaque année à cette période, mais cette fois, la coïncidence du Ramadan et du Carême crée un véritable choc pour le pouvoir d’achat », confie Léa vendeuse de fruits dans l’un des marchés modernes de Cotonou. Les produits les plus touchés incluent les dattes, les oranges, les mangues, les ananas et les légumes frais utilisés pour les repas de rupture du jeûne ou pour les menus carêmes.
Les autorités locales et les associations de consommateurs alertent sur les risques de spéculation et de pratiques abusives. Elles recommandent aux ménages de planifier leurs achats, de comparer les prix entre marchés et boutiques, et de privilégier les circuits courts pour limiter l’impact sur le budget familial.
Au-delà de l’aspect économique, cette simultanéité du Ramadan et du Carême est également une occasion de dialogue et de solidarité interreligieuse, mettant en avant le respect mutuel et la cohésion sociale dans un contexte où la foi mobilise les familles et les communautés.
Ainsi, ce début d’année 2026 conjugue à la fois spiritualité et défi économique, rappelant que les périodes de jeûne ne sont pas seulement des moments de foi, mais aussi des périodes où le coût de la vie se fait particulièrement sentir pour toutes les familles béninoises.
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