Salaires impayés, effectif réduit, défaites en série, Dadjè FC est au bord du gouffre. Seules les initiatives et le soutien des bonnes volontés pourraient lui permettre de retrouver sa gloire passée.

« Le premier sera le dernier comme le dernier sera le premier ». Ce dicton semble bien illustrer la situation actuelle du club phare d’Adja, Dadjè FC, qui après 15 journées se retrouve en bas du classement.

Il y a seulement neuf mois, le club était sacré champion, surprenant Coton FC, sérieux prétendant au titre national, lors d’un match décisif remporté aux tirs au but après un nul spectaculaire 1-1 lors de la dernière journée.

Le club avait même participé à la Ligue africaine des champions pour représenter le Bénin, échouant face à Al Ahli Tripoli en Libye (1-0) après un nul vierge à Cotonou. Malgré cette élimination, les supporters pouvaient être fiers.

Pourtant, cette saison 2025-2026, le club peine à retrouver son niveau. La cause principale ? Une crise financière majeure. Malgré le soutien d’une grande société comme Soneb SA, les dirigeants ont été incapables de s’acquitter de leurs obligations envers les joueurs. Salaires et primes restent impayés depuis plusieurs mois, affectant gravement la motivation et la performance sur le terrain.

Malgré ces conditions, Moussa Mayé et ses coéquipiers ont débuté la saison, mais les conséquences n’ont pas tardé. Trois défaites consécutives lors des premières journées, puis deux nuls (0-0 et 1-1) qui n’ont été que de maigres lueurs d’espoir.

La situation est devenue dramatique. Le club peine parfois à aligner 11 joueurs, certains quittant l’équipe face aux réductions de salaire proposées par les dirigeants. Lors du match contre Hodio FC, Dadjè FC s’est présenté avec seulement 10 joueurs, et un joueur a abandonné en cours de jeu, entraînant une victoire sur tapis vert pour l’adversaire (3-0).

La dernière défaite à domicile, le 25 janvier 2026, face à As Sobemap (1-2), scelle le sort de Dadjè FC, qui occupe désormais la dernière place du championnat, avec 24 buts encaissés, soit la pire défense de la ligue.

Pourtant, lors de la saison précédente, les joueurs avaient inscrit le nom de Dadjè FC dans l’histoire du football béninois. La question se pose désormais : Les dirigeants sont-ils dépassés ou manque-t-il réellement des ressources ? Les subventions gouvernementales dépassent 50 millions pour chaque club de première division, et les réformes sportives visaient à éviter de telles décadences.

Le club est au fond du trou. Seules les initiatives et le soutien des bonnes volontés pourraient lui permettre de retrouver sa gloire passée.

Denis KODJO

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