À peine les signatures d’un nouvel accord de paix apposées à Washington, l’est de la République démocratique du Congo a de nouveau basculé dans les affrontements, vendredi 5 décembre 2025. Alors que le président congolais Félix TSHISEKEDI et son homologue rwandais Paul KAGAME venaient de réaffirmer, aux côtés de Donald Trump, leur engagement à mettre fin à des décennies de violences, la réalité du terrain raconte tout autre chose.
Malgré la rencontre diplomatique aux États-Unis, présentée comme une voie de sortie durable pour un conflit minier ancien et profond, plusieurs localités du Sud-Kivu ont été secouées par des combats d’ampleur. Le groupe rebelle AFC/M23, qui n’est pas partie prenante de l’accord, accuse les forces loyalistes d’avoir lancé des offensives et fait état d’au moins 23 morts et plusieurs blessés lors de bombardements.
Face à l’escalade, l’UNICEF a publié un communiqué alarmant. L’organisation confirme que les attaques des 3 et 4 décembre ont touché trois écoles, causant la mort d’au moins sept enfants et de nombreux blessés. L’agence onusienne appelle à une cessation immédiate des attaques contre les infrastructures éducatives, rappelant que 2025 est l’une des années les plus meurtrières pour les mineurs depuis longtemps.
Entre engagements politiques internationaux et réalités explosives du terrain, la RDC se trouve une fois encore au carrefour fragile de la paix et de la guerre. Le défi, désormais, sera de transformer les promesses diplomatiques en sécurité tangible pour les populations, en particulier les enfants, premières victimes silencieuses du conflit.
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