Un rapport alarmant d’ActionAid, “The Human Cost of Public Sector Cuts in Africa” (2025), révèle qu’entre 2020 et 2025, les salaires des fonctionnaires dans plusieurs pays africains ont chuté de moitié. Dans un contexte où les services publics sont déjà fragiles, cette situation alimente l’épuisement du personnel, l’insécurité de l’emploi et la réduction de la qualité des services essentiels.

Selon l’étude menée par l’ONG ActionAid, les coupes budgétaires dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne ont provoqué une baisse de revenus pouvant atteindre 50 % pour nombre de fonctionnaires, notamment dans les secteurs de la santé et de l’éducation. Le rapport précise que le phénomène touche particulièrement l’Éthiopie, le Ghana, le Kenya, le Liberia, le Malawi et le Nigeria. (ActionAid, 2025)
Conséquence directe, le personnel médical et enseignant peine à couvrir ses besoins essentiels, logement, nourriture, transport, ce qui affecte la motivation et la qualité des services rendus. Dans plusieurs régions, les établissements de santé manquent de matériel et peinent à offrir des soins de base, tandis que les écoles souffrent d’effectifs surchargés et de matériel insuffisant.
Le rapport d’ActionAid souligne également que ces réductions de salaires fragilisent les fondements mêmes de l’État social et menacent l’accès aux services publics pour des millions d’Africains. À moins d’un sursaut politique et d’une réallocation des ressources publiques, la situation pourrait encore s’aggraver, accentuant les inégalités et les tensions sociales.
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