Le duel télévisé diffusé du débat présidentiel sur Canal 3 Bénin a tenu toutes ses promesses. Opposé à Fred Houenou, représentant de la Force Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE), Dr. Jacques Richard Codjo, cadre de l’Union Progressiste le Renouveau (UP-R), a livré une prestation dense, structurée et résolument tournée vers la défense du projet de société du duo WADAGNI-TALATA

UNE ENTRÉE EN MATIÈRE MAÎTRISÉE ET RESPECTUEUSE

Dès l’entame, Dr Codjo a marqué le ton en saluant avec respect son contradicteur, dans un échange qu’il a voulu républicain. Mais très vite, le fond a pris le dessus. Avec méthode, il a déroulé les grands axes du programme « Plus loin, ensemble », en insistant sur sa cohérence globale et son ancrage dans les réalités actuelles du Bénin.

UNE CAMPAGNE MÉTHODIQUE, UNE STRATÉGIE ASSUMÉE

Revenant sur la dynamique de terrain du duo, Dr Codjo a décrit « l’effervescence populaire » qui accompagne Romuald Wadagni et Mariam Chabi Talata à travers le pays. Il a expliqué la stratégie de déploiement adoptée. Il parle d’une présence simultanée sur plusieurs fronts, avec une répartition géographique des candidats afin de couvrir efficacement l’ensemble du territoire national.

TRANSPARENCE ET GOUVERNANCE : LA RÉPONSE PAR LES RÉFORMES

Au cœur du débat, la question de la transparence dans la gestion publique a cristallisé les échanges. Face aux critiques de son vis-à-vis, Dr Codjo a opposé des arguments concrets.

Il a notamment mis en avant le Système d’encadrement des missions officielles (SEMO), un outil de digitalisation permettant d’introduire, traiter et payer les ordres de mission de manière automatisée. Selon lui, la première phase de ce système a permis à l’État béninois d’économiser plus de dix milliards de FCFA, en mettant fin aux missions fictives.

« La phase 2 renforcera encore davantage la transparence », a-t-il assuré, inscrivant cette réforme dans une vision plus large, celle de mettre de la distance entre l’homme et l’argent grâce au numérique.

Réagissant aux accusations de son Co débatteur sur l’opacité des salaires publics, il a rappelé que les textes réglementaires existent et sont accessibles. À titre d’exemple, il a évoqué le statut de Paul Hounkpè, ex chef de file de l’opposition, dont le traitement est aligné sur celui des ministres.

UNE LECTURE CRITIQUE DU PASSÉ POLITIQUE

Dans une réplique directe, Dr Codjo est également revenu sur les pratiques antérieures, évoquant des périodes où, selon lui, les processus de vote des lois étaient entachés de pressions et de transactions informelles.

Il a fait référence à l’ère de Yayi Boni, rappelant que ces dysfonctionnements avaient eux-mêmes été dénoncés par les acteurs de l’époque. Une manière de mettre en relief, par contraste, les avancées actuelles en matière de gouvernance.

ÉCONOMIE, NUMÉRISATION ET LUTTE CONTRE LA CORRUPTION

Sur le terrain économique, Dr Codjo a défendu les performances réalisées au cours des dix dernières années, notamment l’amélioration des recettes fiscales, désormais supérieures aux recettes douanières selon lui.

Il a insisté sur la volonté du duo WADAGNI–TALATA d’accélérer la transformation numérique de l’administration, levier central de lutte contre la corruption et d’efficacité publique.

Dans cette dynamique, il a également évoqué une réforme en profondeur du système éducatif, visant à former dès la base « un citoyen nouveau, imprégné des valeurs de transparence et de responsabilité ».

RÉFORME DU SYSTÈME PARTISAN : STABILITÉ ET DÉVELOPPEMENT

Sur le plan politique, le représentant de l’UP-R a défendu les réformes du système partisan, qu’il considère comme un socle de stabilité. Selon lui, ces transformations ont permis d’aboutir à des élections plus apaisées et à une structuration plus cohérente de la vie politique, rompant avec le clientélisme.

UNE VISION SOCIALE AXÉE SUR L’INCLUSION

Abordant les questions sociales, Dr Codjo a relayé quelques propositions du duo présidentiel, notamment la mise en place d’un carnet sanitaire, un renforcement de la prise en charge des personnes en situation de handicap, le développement du microcrédit pour soutenir les initiatives économiques etc…

UNE PRESTATION SOLIDE QUI MARQUE LE DÉBAT

Au terme de cet échange, Dr Jacques Richard Codjo s’est illustré par une maîtrise technique, une clarté argumentative et une capacité à incarner le projet politique qu’il défend.

Dans un débat où les positions étaient tranchées, il aura su imposer une ligne cohérente, celle d’une continuité réformatrice portée par le duo WADAGNI-TALATA, avec pour ambition affichée de conduire le Bénin vers une nouvelle étape de son développement.

O.T.

Loading

Partager

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *