Gros plan sur les artisans de la performance du Bloc Républicain.

Depuis les élections communales et législatives du 11 janvier 2026, une question revient avec insistance dans les débats politiques. Le silence observé par Rachidi GBADAMASSI est-il politique ou stratégique ?

Défenseur passionné des réalisations du président Patrice TALON et grand soutien du candidat Romuald WADAGNI, l’homme, habitué aux prises de parole tranchantes et à la présence constante sur le terrain, s’est fait discret. Une absence remarquée, d’autant plus qu’elle intervient après un épisode politique majeur. Son absence sur la liste du Bloc Républicain aux législatives de janvier 2026 a surpris plus d’un, alors que beaucoup l’attendaient en bonne position.

Rachidi GBADAMASSI, dans une déclaration conjointe avec Samou Seïdou ADAMBI et Charles TOKO, a annoncé, avec les deux autres cadres, avoir choisi de se retirer volontairement de la course afin de laisser la place à de jeunes militants du parti dans la 8ᵉ circonscription électorale. Une version officielle qui n’a convaincu qu’une minorité. Dans l’opinion, nombreux sont ceux qui y ont vu la main du Chef de la majorité, mettant un terme aux ambitions immédiates de certains cadres du Bloc Républicain.

Mais parmi les trois concernés, une réalité saute aux yeux. Rachidi GBADAMASSI est resté le seul à véritablement s’engager sur le terrain. Là où certains se sont faits très rares, lui s’est montré présent physiquement, politiquement et stratégiquement.

Ce n’est un secret pour personne. Il fut le plus actif, sinon le seul réellement actif, des trois anciens cadres dans la 8ᵉ circonscription électorale. Cette constance sur le terrain a largement contribué à la dynamique ayant permis au Bloc Républicain non seulement de résister, mais surtout de renverser la tendance dans une zone pourtant réputée difficile, aussi bien pour les législatives que pour les communales, dont les résultats proclamés par la CENA le 27 janvier 2026 révèlent un Bloc Républicain plus performant.

Ces efforts cumulés ont participé à la progression remarquable du parti au plan national. Tout le mérite ne peut évidemment pas lui revenir. Car, en dehors de Rachidi GBADAMASSI, les autres piliers de cette victoire du Bloc Républicain lors des législatives et des communales restent le Général Robert GBIAN, l’Honorable Barthélémy KASSA et l’Ambassadeur Adam BAGOUDOU, dont l’engagement politique et l’expérience ont constitué l’ossature de cette performance électorale.

La chose la plus incontestable c’est que Rachidi GBADAMASSI a pleinement joué sa partition. Au-delà de l’aspect partisan, il s’est également illustré, en tant qu’émissaire du Chef de l’État, comme l’un des ministres conseillers les plus engagés dans une stratégie d’anticipation structurée et méthodique. Une mission exigeante, parfois au prix d’un véritable don de soi, à parcourir villages, hameaux et zones reculées sur toute l’étendue du territoire national.

Nombre de ses pairs pourraient d’ailleurs aisément s’accorder à le classer parmi les plus actifs, aussi bien dans la catégorie des ministres conseillers que parmi les leaders du Bloc Républicain sur le terrain. Dans les derniers jours de campagne, il a certes ralenti le rythme médiatique. Mais selon plusieurs indiscrétions, loin d’un retrait, il aurait opéré un recentrage stratégique, privilégiant la proximité, le contact direct et le travail de terrain sans projecteurs.

Beaucoup auraient parié que, sachant qu’il ne serait pas positionné sur la liste, il se serait désengagé ou isolé, à l’image de certains. Mais conscient qu’en politique rien n’est jamais définitivement joué, il a choisi de donner le maximum, avant, pendant et même après la campagne. C’est là toute la différence. Qu’il ait été volontairement ou involontairement écarté de la liste, une évidence demeure. Dans la 8ᵉ circonscription électorale comme sur toute l’étendue du territoire national, il est resté l’un des artisans constants du travail politique.

Rachidi GBADAMASSI apparaît ainsi comme un joueur polyvalent, capable d’occuper plusieurs postes, d’adapter son tempo et de modifier sa stratégie selon les exigences du moment. Il confirme ainsi qu’il demeure un pion politique efficace sur lequel la mouvance peut compter pour la conquête et la consolidation du terrain.

Son silence n’est peut-être pas une absence. Il pourrait bien être le signe d’une préparation stratégique.

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